Pas d’évaluation environnementale pour la place de la Concorde
Le projet d’aménagement de la place de la Concorde ne fera pas l’objet d’une évaluation environnementale, selon une récente décision du préfet. Le nouvel aménagement prévoit la création de 3 hectares d’espaces verts supplémentaires pour diminuer les effets d’îlots de chaleur sur la place, sous la forme de fossés-jardins de surface compte-tenu des infrastructures souterraines, et inaccessibles au public. Alors qu’en principe la végétalisation est positive, ne pas recourir à une évaluation environnementale est regrettable, d’autant plus que la place de la Concorde est fortement exposée à l’ensoleillement et que le projet a précisément des finalités environnementales, et se situe sur un lieu d’exception.
Toutefois, il faut se féliciter du fait que les services de la Ville de Paris et de l’Etat collaborent étroitement sur le projet. Rappel : l’équipe Philippe Pros et Bruel Delamar ont été désignés en mars 2025 pour concevoir le réaménagement de la place.
Retrouvez notre contribution pour l’aménagement de la place de la Concorde, et pour plus d’informations sur le projet, rendez-vous dans l’article du site de la ville

L’absence d’évaluation environnementale injustifiée pour le projet bétonneur de La Rochefoucauld
L’abandon de l’évaluation environnementale semble devenir tendance : l’ancien hôpital de La Rochefoucauld est aussi épargné d’évaluation environnementale, alors que le projet prévoit une augmentation de plus de 50 % du nombre de m² du bâti et une privatisation de 45 % des espaces verts qui seront donc peu contrôlés par les pouvoirs publics. Une évaluation environnementale semble donc nécessaire pour ce projet renforçant les îlots de chaleur qui plus est situé dans un arrondissement déjà extrêmement dense.
Retrouvez notre article sur le projet de construction destructeur du site de La Rochefoucauld ICI
L’abattage d’arbres du bois de Vincennes résulte d’une gestion irrespectueuse de la faune
Le préfet de Paris a autorisé l’abattage d’arbres dans le site classé du bois de Vincennes sur une surface de 28 hectares, justifié par des “travaux d’entretien forestier avec des opérations de régénération, de dégagement et d’éclaircie”. La gestion lourde de la ville sur le bois de Vincennes a des conséquences désastreuses sur les arbres et sur la faune : des actions contradictoires alors que Paris prévoit dans son plan de biodiversité, la “renaturation des bois de Vincennes et Boulogne”. FNE Paris demande une plus grande attention à la biodiversité et une gestion respectueuse de la faune.
