La Métropole du Grand Paris que nous voulons
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La Métropole du Grand Paris que nous voulons

La Métropole du Grand Paris se met en place dans une indifférence presque totale. Les citoyens n’en savent rien — ou si peu ; alors même que cet échelon institutionnel est appelé à jouer un rôle décisif dans leur vie quotidienne.

Dans le même temps, le Gouvernement annonce vouloir rouvrir le chantier de l’organisation institutionnelle de l’Île-de-France. C’est une occasion à ne pas manquer pour créer les bonnes réponses en évitant les erreurs passées.

La Métropole, tout d’abord, s’est créée sans les citoyens. Pire : elle a été confisquée par une logique d’intérêts locaux, où les maires ont trop souvent imposé leur point de vue étroit et cherché à conserver leurs prérogatives locales au détriment d’un véritable projet collectif. Résultat : une institution faible, peu lisible, et largement déconnectée des attentes des habitants. Refusons que cela se reproduise.

Car l’enjeu est majeur : faire de la Métropole un véritable outil de solidarité et d’efficacité. Les défis auxquels nous faisons face — logement, transports, emploi, pollution, adaptation au changement climatique — dépassent largement les frontières communales. Ils exigent des réponses à l’échelle métropolitaine.

FNE Paris entend peser dans ce débat avec des propositions fortes et concrètes. Comme nous l’avons fait lors des élections municipales en proposant des orientations claires au futur maire de Paris, nous entendons aujourd’hui porter des propositions fortes, à la fois auprès de l’exécutif métropolitain et du Gouvernement.

Notre conviction est simple : la qualité de vie des habitants du Grand Paris dépendra de notre capacité à réduire les fractures territoriales. Aujourd’hui, les inégalités, les incohérences et l’inefficience sont criantes pour tous les habitants de la métropole. Elles se lisent dans l’accès à l’emploi, aux transports, au logement, aux services publics. Elles se mesurent aussi dans l’exposition aux risques — pollution, inondations, canicules — qui frappent plus durement certains territoires que d’autres. Cette situation n’est pas une fatalité. Mais elle appelle un changement de méthode et d’ambition.

Il est temps de redonner du sens et du pouvoir à l’échelon métropolitain. Cela suppose notamment de reprendre la main sur des politiques publiques aujourd’hui éclatées entre de multiples structures intercommunales ou interdépartementales, souvent opaques et peu démocratiques. La loi le permet : encore faut-il en avoir la volonté politique.

Mais au-delà des compétences, c’est un projet qu’il faut bâtir.

Nous appelons à faire de la Métropole du Grand Paris le cœur de la coordination des politiques publiques à l’échelle de la zone urbaine dense. Une Métropole stratégique, lisible, démocratique. Une Métropole capable de définir un projet de territoire clair, débattu et surtout soumis au vote direct des citoyens — à l’image de ce qui existe à Lyon.

Car il n’y aura pas de Métropole forte sans légitimité démocratique, et il n’y aura pas de justice territoriale sans une Métropole pleinement assumée. C’est cette Métropole que nous voulons.

Pour en savoir plus :

Prochaine publication : La solidarité financière entre les territoires.

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