Le 23 mars, la mairie de Paris a choisi de consulter ses habitant.es pour se prononcer sur la végétalisation et la piétonisation de 500 nouvelles rues. FNE Paris se positionne sur cette votation.

De longue date, FNE Paris milite pour une place accrue de la végétation dans Paris et une réduction de celle de l’automobile.

La votation initiée par la municipalité parait donc « cocher toutes les cases ».

Comment voter contre une végétalisation et une piétonnisation accrue de la Ville ?

Cependant, comment voter pour un projet aussi peu défini et lancé en toute fin de mandature ? Ni les rues concernées, ni les principes de leur aménagement ne sont, à ce jour, connus.

Le 23 mars, ce sera donc à chaque Parisien.ne de choisir de soutenir la Ville dans une orientation générale louable ou de sanctionner une votation bancale.

Plus généralement, FNE Paris souhaite rappeler quelques idées force qu’elle porte avec d’autres associations.

Les mots ont un sens, respectons-le : les rues ne sont pas des jardins, les bouquets d’arbres plantés place de l’Hôtel de Ville et de Catalogne ne sont pas des forêts, un alignement d’arbres n’est pas un espace vert et Paris ne sera jamais un « parc naturel » urbain …

L’espace public a de nombreux usages, souvent conflictuels, qu’il faut réussir, sans dogmatisme, à concilier au mieux, ce qui n’est assurément pas une chose simple, nous le savons bien. Ainsi, il s’est avéré que des aménagements récents de place, à la Bastille par exemple, pouvaient pénaliser gravement certains usages. S’il peut -doit- y avoir des principes généraux d’aménagement, chaque rue demeure un cas particulier à traiter en tant que tel avec pragmatisme.

Enfin, la connaissance, la pratique et les souhaits des riverains ne peuvent être ignorés tout au long de l’élaboration et la mise en œuvre d’un projet urbain. Associer les riverains est la clé de la réussite :  commerçants et artisans, piétons, cyclistes, jeunes ou moins jeunes, usagers d’autobus …Bien au-delà d’une votation ponctuelle, c’est à une concertation fine, humble et continue qu’il y a lieu de recourir si l’on veut réellement créer des espaces publics appréciés des Parisien.ne.s.

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