Nous désespérions de presque tout et voici qu’un monde minuscule ébranle tout notre système civilisé.

Livrés à une situation de dangers et d’angoisses dont nous ignorons tout, suivre les consignes collectives permettant de limiter la contagion, la morbidité et les risques pour notre système de santé est une nécessité absolue, même si la raison n’est pas toujours notre fort…

La pandémie de Corona virus révèle avec une force dévastatrice les défaillances de notre société. Elle nous ramène en quelques jours à la vulnérabilité de notre humanité, à la force de la proximité et de nos solidarités, au précieux de ce qui fait la vie, nos vies ensemble.

Grâce à ce drame, qui n’épargne personne, ce qui paraissait hier impossible devient soudainement souhaitable et pour les plus réfractaires aussi. Il est brusquement facile d’arrêter ce qui nous obligeait à courir et commencer à faire tout autrement: prendre des mesures coercitives, de confinement national, stopper l’organisation économique, mobiliser le pays, débloquer des crédits et surtout envisager de changer de société…

La crise remet en cause ce marché universel où tout s’achète au détriment de l’immense majorité. Elle permet des trêves inespérées.

La crise nous recentre sur des valeurs plus humaines et nous oblige à changer de monde aujourd’hui, tout de suite, sans continuer à nous cacher hypocritement derrière une transition écologique sans douleur, un dangereux mythe.

La crise révèle que nos gouvernants sont prêts à libérer les forces financières qu’ils brident lorsqu’il s’agit du sort de la planète. Il suffisait de vouloir !

Alors, mettons en mouvement l’imagination créatrice, les solidarités, dotons-les des moyens nécessaires, utilisons la « puissance  » publique pour rattraper les décennies de retards accumulés. Le président parle « d’interroger le modèle de développement qui dévoile ses failles et les faiblesses de notre démocratie », de « reprendre la souveraineté de notre alimentation, de notre protection, de notre environnement  » et annonce des « décisions de rupture ». Prenons-le au mot, tout comme les nouveaux élus municipaux.

Enfin rejoignez nos forces et agissons ensemble :

Oui à l’insurrection contre la pandémie d’extinction de la planète!

Vos amis de FNE Paris